S’y retrouver
Psychanalyste, psychiatre, psychologue : qui fait quoi ?
Les mots se ressemblent, les métiers non. Voici les différences réelles, y compris celles qui ne m’arrangent pas.
Le psychanalyste
Aucun diplôme d’État. Un parcours — qu’il faut oser demander.
Le titre n’est protégé par aucune loi en France : n’importe qui peut s’en réclamer dès demain. Ce qui fait un psychanalyste n’est donc pas un papier, c’est un trajet : avoir soi-même fait une analyse, longtemps ; soumettre sa pratique au regard d’un analyste plus expérimenté — c’est ce qu’on appelle le contrôle, ou la supervision ; et continuer de se former toute sa vie. Posez la question à celui que vous consultez. Un analyste qui refuse d’y répondre vous a déjà renseigné.
Le psychiatre
Un médecin. Le seul à pouvoir prescrire.
Spécialiste en médecine, il pose des diagnostics, prescrit des traitements et signe des arrêts de travail. Ses consultations sont remboursées par l’Assurance maladie. Certains psychiatres conduisent aussi des psychothérapies ; d’autres non.
Le psychologue
Un master universitaire. Des bilans, des psychothérapies.
Cinq ans d’université en psychologie, un titre protégé, un numéro d’enregistrement. Il fait passer des bilans — efficience intellectuelle, personnalité, troubles des apprentissages — et conduit des psychothérapies d’orientations très diverses, dont certaines psychanalytiques. C’est vers un psychologue conventionné qu’il faut se tourner pour bénéficier du dispositif « Mon soutien psy ».
Le psychothérapeute
Un titre protégé depuis 2004. Un registre à vérifier.
Depuis la loi du 9 août 2004, l’usage du titre suppose une inscription sur un registre national, après une formation en psychopathologie clinique et un stage. Médecins et psychologues y accèdent sous conditions. Vous pouvez demander à voir le numéro d’inscription : c’est légitime.
Les autres praticiens
Beaucoup de monde. Trois questions à poser.
Coachs, hypnothérapeutes, praticiens de telle ou telle méthode : il y en a d’excellents et il y en a d’autres. Trois questions suffisent souvent à faire le tri : quelle formation, sur combien d’années, et qui contrôle votre pratique aujourd’hui ? Ajoutez-en une quatrième si le premier entretien vous laisse un doute : qu’est-ce qui vous ferait me dire que vous n’êtes pas la bonne personne pour moi ?